22/10/2017

Rien que pour moi



Des yeux plein de tendresse
Des yeux, rien que pour moi

Et des instants magiques

Un week-end pas comme les autres

24/08/2017

Qu'importe

Il aura à peine existé dans cette relation pleine de vide.
J'aurais à peine existé dans cette relation pleine de vide.
Qu'importe.

Faute de mieux, par besoin, par dépit, par intérêt, pour se réconforter, tromper l'ennui, assouvir une pulsion ou combler un manque. Pour lui. Pour moi.

J'aurais à peine existé dans cette relation pleine de vide.

Je ne veux pas croire que je ne mérite rien d’autre.

Rendez-vous clandestins, chargés d'une adrenaline indécente et pourtant si vides de sens.
Il n'élève plus que mon corps et momentanément mon esprit.. Plus mon coeur.

Je veux cueillir les étoiles, danser avec les papillons et tartiner la chamade.


Peut-être ne retrouverais-je jamais plus cette fusion des corps.
Qu'importe.
Peut-être ne retrouverais-je jamais plus cette osmose des cœurs.
Qu'importe.
Peut-être ne retrouverais-je jamais plus cette connexion des âmes.
Qu'importe.


Qu'importe. Nous en créerons d'autres. Ensemble.


J'aurais écrit tant de mots d'amour pour lui. Plus qu'il n'en entendra jamais.
Je n'en écrirais sans doute pas pour toi, je te les dirais à chaque instant de nos vies.
J'en ai encore des frissons, j'en ai encore de l'amour à donner. A donner et à recevoir.
J'en ai à en crever.
Je l'ai aimé à en crever.

 Je sais que je l’aurais suivi jusqu’au bout du monde pour être déjà alleé en enfer avec lui.
S'il me l’avait demandé. Si j’avais su mieux exister à ses yeux.

Si ce que nous étions n’avait pas été si éphémère sur la carte du temps.

Si de tous ces moments passés ensemble, il ne m’en restait pas qu’un goût de vieille pièce de métal. Oui, c'est si loin. Il me manque tant.

Il ne m'aime plus.
Je ne le pleure plus.
Je pleure les souvenirs de nous.
C'est comme s'il avait tué en moi tout ce qu’il aurait pu m’en rester de beau.

Un soir, il s'est cru chassé. Sur la Sainte Bible de mon grand-père, j'aurais juré.
J'aurais juré encore et encore. A quoi bon, il ne m'entend pas.
Son orgueil jamais ne m'a entendu. Il n'entend visiblement que les autres.

Son silence n'aura soufflé que les mots justes:
Qu'importe la passion, qu'importe l'illusion ?

Je l'ai aimé à en crever.
Des heures durant j'ai prié, des heures durant j'ai imploré.
Je prie encore, j'implore encore le ciel et tous les saints, la vierge Marie et tous les anges:

Rendez-le moi ou guérissez-moi à jamais.

Je l'ai aimé à en crever.

Qu'importe.



22/08/2017

Première fois

Je rentre à peine de vacances.
Vous êtes la première personne à qui je parle d'ailleurs.
Je rentre de vacances, reposée, complètement dépaysée, confuse aussi.

J'ai revu mon premier amour vingt-cinq ans plus tard.
Vous n'imaginez pas l'effet que ça m'a fait.
Il était là, seul, sur notre plage, celle de notre premier baiser.

On remémore nos souvenirs, nos aventures d'adolescents, nos cachoteries.
Nostalgie.
A l'instant où je l'ai vu, j'aurais encore pu lui dire tous mes "je t'aime" enfouis.
Quelle joie de le retrouver.
Depuis le temps, je le croyais marié, père de famille, prof de sport, entraîneur ou quelque chose dans le genre car il était dans une filière sport-études à l'époque...
Il n'en est rien. Célibataire, sans enfant, il s'est dédié à sa carrière dans la police de la BAC.
J'étais loin de me douter.

Je suis confuse. Vraiment, je suis confuse.

Sur cette même plage, il m' a de nouveau embrassée.
Confusion. Nostalgie. Histoire inachevée. L'amour de mes treize ans.
Je me suis laissée faire.
Plus tard... c'est lui qui se sera laissé faire.

Je n'étais plus cette ado de treize ans.
Il n'était plus cet ado de dix-sept ans.
Première fois.

Quelles retrouvailles ! Quelle joie ! Quelles émotions à travers nous !

Après notre première fois, je n'ai pas dormi deux nuits durant.
Celui que j'avais tant adulé, aimé, rêvé depuis mes 9 ans, était là dans mes bras.
Je le trouvais beau, casse-cou, drôle. Je l'aimais en secret mais ce n'était un secret pour personne, dit-on.


Je ne sais pas ce qu'il en sera.
On a échangé nos numéros cette fois. On s'appelle. Alors... Alors j'ai peur.
Je veux aimer mais j'ai peur.
En fait non, je crois que j'ai plutôt peur que l'on m'aime.
Voilà, j'ai tellement envie d'amour, besoin d'amour, que j'ai peur de trop en faire ou au contraire de ne pas être à la hauteur... qu'on me quitte encore.
C'est ça, hein, docteur ?
Bien-sûr vous n'avez pas de réponse à me donner.

- Non Elisabeth, c'est que je n'ai pas de réponse à ça.

Et même le ciel ne me répond pas.





20/08/2017

Como é doce o beijo

Camões não inventou palavras para exprimir esse momento.
Anjos aplaudem nosso amor.
Nossa felicidade, nossa alegria.
Até Deus sorriu pra nós.
Nuvens formaram nossa imagem no céu.
Coração explode pela boca.
E a nossa voz fica rouca.
De tanto gritar te amo.
E o nosso amor é lindo !
E nos faz feliz.
Mas o mundo nos chama loucos porque falamos sozinho na rua.
Nos chamam loucos porque contamos estrelas no céu.
Nos chamam loucos porque tatuamos nossa imagem no coração.
... E cai neve em todas as estações.
... E até no rádio dedicam-nos canções.
O mundo rendeu-se ao nosso sorriso.
Somos exemplo do paraíso.
Formamos um par perfeito.

Formamos um par perfeito 
E a nossa chama espalha.
O sorriso encontra.
Como é doce o beijo.
Amor
Meu amor

O mundo nos chama loucos.
















30/07/2017

Infiniment moi

Avec toi, je serai moi.
Je serai, je le sais, infiniment moi.

Quand le jour viendra, ce jour où tu me trouveras, je sais que tu comprendras.

Je serai, je le sais, infiniment moi.
Je serai ce moi que tu n'attendais pas.
Je serai ce moi que tu vois à travers toi.
Et je sais que ce sera toi.

Face à ce miroir, année après année nous nous sourirons.
Ô Dieu que nous nous aimerons !


Infiniment toi en moi.











Bon ok !










27/07/2017

Elisabeth n'était plus

Vivre ou la pyramide de Maslow revisitée.

Voilà à quoi je suis exposée depuis quelques semaines.
J'y travaille en tous cas.

1. Survie

C'est bien dit. Je survis, enfin, sur le plan primitif de la chose, c'est le cas.
Je respire, je mange, je bois, je dors.
Je dors seule.
Un fossé s'est creusé sur le flanc du lit où il dormait. Enfin, non, depuis qu'il est parti j'ai repris ma place.

- Peut-être n'auriez-dû-vous jamais la lui laisser ?
- Est-ce pour cette raison que je dors seule à ce jour, docteur ?

Il sourit.
J'aime pas quand il sourit en fait. Je ne sais pas ce qu'il sous entend.
Je crois que les hommes sont d'ailleurs trop souvent plein de sous-entendus.


2. Sécurité

La sécurité ou comment survivre ?

Bien-sûr que je ne me sens pas en sécurité. Regardez dans quel monde nous vivons.
Longtemps, j'ai eu peur d'apprendre à conduire.
Peur que mes parents ne m'aiment plus suite à certains de mes choix.
On se trompe tellement, hein ?
On se met tellement de barrières.
J'ai peur d'une soudaine injustice, de finir emprisonner.
J'ai peur de perdre ce que j'ai de plus précieux.

Ses yeux brillent, il lève son stylo de la feuille.

Oui, le plus précieux, vous savez que je me réfère à mon fils.

J'ai peur d'une maladie grave.

J'ai peur que ma solitude devienne mon pire cauchemar alors qu'elle est depuis toujours ma meilleure amie.

- Avec parcimonie, Elisabeth, avec parcimonie la solitude.

Je ris.
J'aime être seule, dans ma bulle.

Et puis, la peur de tout perdre comme il y a peu. La sécurité de l'emploi.
On a fait le tour de la question depuis avril.
Je me sens mieux, docteur. Je fais tout pour réussir à décrocher ce diplôme et passer enfin à autre chose. Passer dans "La cour des grands" comme vous dites. D'ailleurs, quand vous en parlez dans ces termes,  cela signifie-t-il pour vous que je suis immature ?  Femme enfant ?

- Nous sommes tous de grands enfants Elisabeth.
Il cherche mon regard.

Il reprend:

- Quand nous sommes longuement fragilisé, il est normal d'être plus vulnérable, plus sensible, souvent même plus faible. Mais nous sommes plus solides qu'il n'y parait.
Je vois en vous une louve, une mère nourricière et protectrice mais aussi une femme saine d'esprit, vive et intelligente. Vous n'avez rien à regretter de la vie.
Il viendra, tôt ou tard vous serrez dans les bras et vous l'aimerez des milliers de fois plus que ce fameux Olivier, je vous assure.

Il me cligne l'oeil.

Je me redresse dans mon fauteuil soudainement.
Il venait de prononcer son nom.

- Je pense parfois encore à lui, vous savez.
Mais j'ai bien compris qu'il ne me méritait pas. Nos dernières séances ont fait leur chemin et l'hypnose aussi.
Je l'ai même bousculé la dernière fois que nous nous sommes retrouvés et tout s'est passé comme je m'y attendais; et comme vous l'aviez supposé.

Je prends toujours beaucoup de plaisir à la revoir (c'est énervant), je ne l'oublierai sans doute jamais mais il faudra bien que nos chemins se séparent un jour.

- Vous êtes une jolie femme, profitez de la vie sans vous faire trop de mal.
- Non, ça, je ne le permettrai plus.


3. Appartenance

Longtemps j'ai été la femme d'un seul homme. Dix-sept années pendant lesquelles je n'ai eu d'yeux que pour lui.
Je me suis oubliée. Enfin, je me suis trop effacée.

Un jour, en me réveillant, je me suis trouvée loin de moi.
Ma vie était loin de ressembler à ce que j'aspirais plus jeune.
En fait, en me réveillant comme en me couchant, j'étais dans la vie et dans la peau d'une autre.
Je ne lui appartenais plus.
Je ne m'appartenais plus.
J étais devenue la femme de, la fille de, la mère de, la soeur de, l'amie de...
Elisabeth n'était plus.
Et JE n'existais plus que dans le Larousse.
Seul le mutisme devenait mien.

A présent, je sais ce qu'il s'est passé autant avec mon premier amour qu'avec le dernier.
J'en aurais fait du chemin.
J'en aurais versé des larmes.
... Ma maternité pour seul et unique point commun.

Un grand silence prend place.

- Les hommes ont du mal à faire leur place entre une femme et son enfant pour tant désiré qu'il soit et pour tout l'amour que cet homme vous porte. Une chose est sure Elisabeth, ces hommes qui ont traversé votre vie et transpercé votre coeur ne feront rien de leur vie si ce n'est la gâcher, année après année, idylle après idylle, histoire après histoire.

Un long monologue jaillit.

Mon coeur l'écoute alors que je ne le quitte pas des yeux.
Les seuls mots qui me viennent en tête sont "mais quel gâchis, mon Dieu"...

Mes larmes se déversent.
Il brandit la boîte de mouchoirs.


4. Reconnaissance/ Estime

Je me suis peu à peu retrouvée en tant que femme. Il aura fallu plus d'un an pour m'éclore.

L'envie a pris son temps.

C'est bizarrement à travers le regard et les paroles d'un gay que j'ai retrouvé ma féminité.
- C'est étrange, docteur, non ?
- Pas plus que ça, ça reste un homme, plus sensibilisé par la cause féminine...

Nous avons vécu une belle idylle pendant plusieurs mois, loin des regards.
Il était merveilleusement doux, attentionné, plein de vie.
Il a fait tant de bien à ma vie, vous n'imaginez pas.
Et puis un jour il a voulu me faire un bébé.
Alors.. je suis partie.
Je pouvais pas. Pas à ce moment-là.

- Je vous sens nostalgique. Regrettez-vous votre réaction face à sa demande ?
- Non. C'est juste qu'il a beaucoup compté. Et puisqu'on parle de reconnaissance, d'estime... je suis pleine de reconnaissance envers lui et je lui en ai souvent fait part. C'est important pour moi de verbaliser ces choses-là.

C'est vrai, cet homme-là restera lui aussi à jamais dans ma vie.
Entre ses mains je suis revenue à la vie.
Une nouvelle naissance.
Des sourires.
Des fous-rire.
De la tendresse et de l'amour à foison.
Je me suis envolée.
Après lui je n'ai cessé de papilloner jusqu'à ce matin de janvier où j'ai rencontré qui vous savez.

Je n'ai de toute façon, bien heureusement, jamais fait de mauvaise rencontre.
Toutes ces rencontres m'ont ouverte au monde, à un monde que je ne connaissais pas.
Je n'avais pas de critère spécifique, je ne savais même pas si je plaisais ou même à quel type d'hommes.

Quant au reste, à la vie, à ma famille, à tout ce que j'ai aujourd'hui, je remercie la vie.

- Vous n'êtes donc plus en colère ? Je suis ravie de l'apprendre.
 Vous voyez... même en "déséquilibre"(il reprend mes mots), vous parvenez à vous forger une toute autre opinion de vos expériences passées. Je suis content de vous et pour vous Elisabeth.
La cour des grand est proche.

Il sourit.



5. Réalisation de soi

Voilà. Là je sèche.
J'ai fait des choses, à 39 ans je reprends mes études, j'ai l'impression de déplacer des montagnes d'emmerdes depuis deux ans, de me ramasser... bref !
Un truc important: j'ai fait un enfant dans l'amour et je suis fière de ça. Je suis fière de lui.

Il pose son stylo.

- Vous rendez-vous compte de tout ce que vous avez traversé ?
Je me permets de revenir sur le point antérieur. L'estime de soi.
Ayez plus d'estime pour vous même.
Vous êtes, en fait, devenue la personne dont vous aviez besoin quand vous étiez enfant.

Je pleure. Oui encore.

- La vie est un eternel recommencement.
Et je vous assure que vous êtes loin du cliché de la femme enfant, pour répondre à votre question.
Vous avez été une enfant malmenée et vous avez connu des échecs.
Votre vie a déjà changé.
Rendez-vous compte, à présent c'est moi qui vous tiraille et qui vous fait pleurer.
... "Elisabeth n'était plus." Vous l'avez vous même conjugué au passé, non ?
Bientôt les seules barrières que vous verrez, seront des barrières de corail.



Elisabeth n'était plus.






18/07/2017

Dévorés

Quelque chose s'est passé quand il s'est déshabillé.

Sa peau, son grain, son odeur m'ont enivrée, m'enivrent encore.
Dévoré.
Il m'a embrassé. Je l'ai dévoré.
Je le dévore à l'infini.
Comment me suis-je retrouvée là à absorber son corps ?


« Un bouquin, un film de Woodie Allen, une fille nue sur une plage » disait Goldman.
Je veux bien être cette fille nue sur la plage même si je ne suis pas fan des films de Woodie Allen.

Tu sais ce qui tue l’amour de nos jours, me demande-t-il ?

- Nos hésitations.
  Nos doutes aussi.
  Et par moment, nos tiédeurs.
  (...)

Je plonge, j'ose encore.

Et à l’aube de mes quarante ans...
J’aime sans compter.
Je donne sans retenue.
Je méconnais la limite.
Je ne sais pas encore mentir.
Je ne maîtrise toujours pas mes émotions.
Je ris aux éclats.
Je crie.
Je pleure.
Je tremble tant nous nous sommes dévorés.

26/05/2017

Sweet Life

And suddently, the memory of your red skin.
My Owen...

I'm really happy Eli :D






09/05/2017

Et toucher les étoiles

Les seuls chemins qui valent d’être empruntés sont ceux qui mènent à l’intérieur.

Un chemin pour se perdre
Un chemin pour se retrouver.
Un sourire et taire un "Dieu, que je t'ai aimé".
Et toucher les étoiles.

Et surtout toucher les étoiles.
Les seuls chemins qui valent d’être empruntés sont ceux qui mènent à l’intérieur.





24/03/2017

Toutes ces choses

C'est le vent qui soulève une mèche de cheveux.
C'est un jour qui se lève, un rire au coin des yeux. 
Un salut aux passants qu'on ne reverra plus.
La course d'un enfant qui traverse la rue.
Un peu de bois qui brûle, quelques mots d'un refrain. 
L'horloge qu'on recule quand l'automne revient.
C'est l'éclat d'une rose au milieu du jardin.
La vie c'est toutes ces choses.
Faite de petits rien.
Le départ d'un ami, les saisons qui reviennent. 
C'est une voix dans la nuit qui murmure je t'aime. 

C'est la main que l'on pose au creux d'une autre main. 
La vie c'est toutes ces choses faites de petits rien.

C'est un coeur dessiné au doigt dans la fenêtre.
C'est un rêve brisé, un autre qui va naître.
C'est te dire tous les ans Joyeux Anniversaire. 
C'est un chêne devant la maison du grand-père. 
C'est le goût du bon vin, debout dans la cuisine.
La lumière du matin, les enfants qui dessinent.
C'est le temps qui s’enfuit, c'est l'amour qui s'en va. 
C'est le son de la pluie sur la tôle du toit.

La route que l'on suit, le doute que l'on traîne. 
C'est une voix dans la nuit qui murmure je t'aime. 
Les sourires que l'on lance, les larmes qu'on retient.

La vie c'est toutes ces choses.
Faite de petits riens.

C'est ta voix dans la nuit qui murmure je t'aime. 
La vie c'est quelque chose.
... Quand même...