26/05/2017

Sweet Life

And suddently, the memory of your red skin.
My Owen...

I'm really happy Eli :D






09/05/2017

Et toucher les étoiles

Les seuls chemins qui valent d’être empruntés sont ceux qui mènent à l’intérieur.

Un chemin pour se perdre
Un chemin pour se retrouver.
Un sourire et taire un "Dieu, que je t'ai aimé".
Et toucher les étoiles.

Et surtout toucher les étoiles.
Les seuls chemins qui valent d’être empruntés sont ceux qui mènent à l’intérieur.





24/03/2017

Toutes ces choses

C'est le vent qui soulève une mèche de cheveux.
C'est un jour qui se lève, un rire au coin des yeux. 
Un salut aux passants qu'on ne reverra plus.
La course d'un enfant qui traverse la rue.
Un peu de bois qui brûle, quelques mots d'un refrain. 
L'horloge qu'on recule quand l'automne revient.
C'est l'éclat d'une rose au milieu du jardin.
La vie c'est toutes ces choses.
Faite de petits rien.
Le départ d'un ami, les saisons qui reviennent. 
C'est une voix dans la nuit qui murmure je t'aime. 

C'est la main que l'on pose au creux d'une autre main. 
La vie c'est toutes ces choses faites de petits rien.

C'est un coeur dessiné au doigt dans la fenêtre.
C'est un rêve brisé, un autre qui va naître.
C'est te dire tous les ans Joyeux Anniversaire. 
C'est un chêne devant la maison du grand-père. 
C'est le goût du bon vin, debout dans la cuisine.
La lumière du matin, les enfants qui dessinent.
C'est le temps qui s’enfuit, c'est l'amour qui s'en va. 
C'est le son de la pluie sur la tôle du toit.

La route que l'on suit, le doute que l'on traîne. 
C'est une voix dans la nuit qui murmure je t'aime. 
Les sourires que l'on lance, les larmes qu'on retient.

La vie c'est toutes ces choses.
Faite de petits riens.

C'est ta voix dans la nuit qui murmure je t'aime. 
La vie c'est quelque chose.
... Quand même...

26/02/2017

Intimité

Vous l'avez aimé.
Si ce n’était pas le cas, vous n'auriez pas tant souffert.
Mais puisque vous n’êtes qu’un être humain avec des émotions variables, vous pourriez avoir tendance à l’aimer de toutes les mauvaises façons.
Une relation saine et heureuse peut se transformer en une relation destructrice si vous la traitez moins bien que la façon dont elle mérite d’être traitée.
Néanmoins, je suppose que vous avez essayé de l’aimer de la bonne manière et que vous y avez mis chaque lueur de conscience dans votre amour pour lui.
Cet état de conscience est ce qui permet à une relation de rester forte.

Je veux que vous vous souveniez de son apparence quand vous l’avez vu pour la première fois.
Représentait-il tout ce que vous désiriez?
Qu’il s’agisse de sa beauté, sa nature, son sens de l’humour ou son indépendance: il y a quelque chose chez lui que vous n’aviez pas trouvé chez quelqu'un d’autre ?
S'il vous a aimé, il vous gardera au plus profond de sa mémoire. Il vous gardera belle, il vous gardera sauvage, il vous gardera complète.
Même maîtresse de votre propre destin, pensez-vous avoir tenu une place importante dans sa vie?
La façon dont on nous traite détermine souvent comment nous nous voyons. Nous pouvons briller ou au contraire nous éteindre.
Dans cette relation d'amour, vous étiez une statue dans ses mains et vous espériez seulement qu’il la manipule avec soin, je me trompe ?
Vous ne vous saviez pas si fragile, Elisabeth mais nous sommes tous sujets à cette fragilité.
L'amour peut détruire, vous avez raison.
Vous aviez déjà été détruite avant et une autre destruction n’était pas ce que vous recherchiez.
Avec lui vous aviez dépassé vos peurs, c'est important dans la vie d'une femme.
Vous aviez surmonté la souffrance d'un assez lourd passé et décidé de donner une autre chance à l’amour.
Et vous lui aviez confié la santé de cette relation et de votre cœur, le regrettez-vous ?

Au moment où vous pensiez le connaître, tout c'est effondré.
Vous pensiez encore avoir des choses à découvrir chez lui, vous viviez tous les jours comme si vous le rencontriez pour la première fois et c'est aussi pour ça que votre relation était si passionnelle et que votre intimité était débordante et captivante.
C'est aussi, sans doute, à cause de ça, que cette pseudo statue s'est brisée.


Il y a quelques semaines encore, vous ne parveniez pas à me parler de ce grand amour, je vous avais donc demandé de m'écrire quelques mots pour m'en parler quand vous seriez prête à le faire.
J'ai lu attentivement votre mail et ces quelques textes que vous avez eu la gentillesse de me transmettre.
Très émouvant...


... Je voulais qu'il soit présent. Rien ne détruit plus que l'absence émotionnelle, que l'absence cérébrale.
On pouvait être assis côte à côte toute la journée et ne pas être vraiment là, mais il aurait pu être très loin et être totalement présent.
Il stimulait mes pensées, mes émotions, tout mon être. Je plongeais dans son âme comme si je plongeais dans l'océan.
J'espère qu'il ne m'a jamais aimée seulement quand la solitude s’emparait de lui car moi je cherchais son amour à chaque instant, pas seulement quand je me sentais rattrapée par mes peurs ou mes incertitudes.
Ses propres souffrances ont détruit une partie de lui, enfin je crois. Et je ne l’aimais pas juste pour qu’il puisse mieux transporter ses bagages émotionnels.
J'aurais souhaité l'aider, qu'on avance ensemble mais il n'a jamais voulu, compris ni même me laissé assez de temps.
Je croyais que son amour et son existence guériraient chaque partie de nous. Je suis trop fleur bleue, vous vous en êtes déjà rendu compte !
A mon sens, seules des actions motivées par l’amour, la compréhension et la patience, importaient.
Et puis je me dis "... s'il m'aimait, avec mes défauts et mes incertitudes, il serait resté."
Il n'a pas souhaité partager ma vie alors que je déshabillais mon âme face à lui.
Il m'a rendue folle, sauvage et libre.

Peut-on parler d'effort ? Je crois qu'il n'aimerait pas le terme. Je crois que je ne l'aime pas non plus. Mais quel que soit l’effort qu'il aurait fait, je sais que j'en aurais fait le double.
Il n'a rien voulu de moi (et de nous !!, ça vous le savez)tandis qu'il ne m'a jamais donné d'exemples concrets.

Voilà Dr., je crois que je l'aimais pour de vrai.
Oui, il m'a détruite mais j'avance, pas vrai ?



Oui Elisabeth, et vous verrez, demain, la vie qui vous attend.
Elle vous tend déjà les bras.




13/02/2017

Bébé d' Octobre

Je vous regarde chaque matin depuis la fenêtre de mon bureau.
Je vous vois délicatement embrasser chaque arbre dans le parc.
Vous avez raison, Elisabeth, de vous imprégner de la nature. La nature est si forte, aussi forte que vous l'êtes.

Votre chemin n'est pas tout tracé. Et vous en prenez conscience au fil du temps.
Vous êtes un être sensible, plus sensible que vous ne pensiez l'être.
Vous êtes un être amoureux et peu de personnes vivent avec autant de force les événements comme vous les avez vécus.
C'est une force et une perte aussi, vous le savez à présent.

Mais ce qui grandit aujourd'hui en vous, sera à jamais représentatif de cet être amoureux que vous êtes, n'est-ce pas ? Et vous avez fait le bon choix, soyez-en rassurée.
Il n'appartient qu'à vous, Elisabeth, de prendre vos décisions et de suivre votre chemin; et pas de les "subir" comme vous le pensiez en arrivant ici.
Bientôt, dans quelques jours, quelques mois, vous récolterez les fruits tant attendus.
Et n'ayez crainte en l'avenir. Et ne culpabilisez pas, d'accord ?


Chaque séance d'hypnose vous aura enseigné un chemin, un état; aura repoussé un être équivoque et , surtout, vous aura mené vers une sérénité que vous attendiez depuis trop longtemps.

Reposez-vous encore. Prenez tout le temps qu'il faudra et regardez-vous, comme vous êtes radieuse, ainsi libérée.
Depuis combien de temps ne vous êtes-vous pas admirée dans un miroir ?
Prenez le temps de le faire. Vous êtes aussi ici pour ça.
Le changement est en vous, le voyez-vous ?
(...)




















C'est en parcourant les vallées de l'Irlande que j'ai compris.



27/11/2016

Et lui et elle





















C'est bientôt Noël. Il évoque le sapin.
Il sanglote: - "l'année dernière on avait dit qu'on le ferait avec Romane et Marie".

Je m'en souviens à peine. Mais c'est vrai, fiston.
Que puis-je te dire pour te consoler ?
Tu es donc aussi nostalgique que moi, mon garçon ?

- A moi aussi elles me manquent fiston. A moi aussi...

Et après ?
Que devrais-je lui dire ?

Il n'a pas voulu de toi.
Et il n'a pas voulu de moi.

C'est bientôt Noël.
Et il y a de ça un an, nous passions nos premiers week-ends à cinq. C'est vrai...

J'aimais cette vie.
Je me bouleversais d'elle.
Et lui, et elle me donnaient des ailes.


Et c'est bientôt Noël.
C'est bientôt Noël, fiston.


20/11/2016

Dimanches lointains

Le Dimanche était devenu un sentiment.
Pour certains, Dimanche est tristesse, chagrin, réflexion.
Pour d'autres, l'espoir de commencer une nouvelle semaine, un peu meilleure.
Mais quel que soit le sentiment ou l'état d'esprit, profiter du dimanche était comme savoir profiter d'un amour serein; s'enrouler sous la couette, s'entrelacer de doux baisers, vivre d'amour et d'eau fraîche, se remplir l'âme d'eux et se regarder; et de quelques pizzas.

Le dimanche est un euphémisme paresseux.
Vous connaissez, vous, quelque chose de plus savoureux que de partager cette paresse à deux ? Ensemble, dans cette éternité paresseuse.
Le dimanche était un euphémisme paresseux.
C'était s'endormir ensemble et se réveiller seule dans le parfum de l'amour parce qu'il nous préparait le café du matin ou le goûter, parce que l'un de nous n'avait pas voulu réveiller l'autre.

Mais ces dimanches ne sont pas connus de tous.

Bien sûr, les aventures semblent toujours belles mais pas pour les dimanches.
Autrefois les baisers se multipliaient tantôt comme une tempête, nébuleuse et sans limites,tantôt comme une pluie d'été.
Délicieuse et charmante.
Imprévisibilité prévisible.

C'est drôle, quand j'évoque cet  euphémisme paresseux du dimanche, les gens ne me comprennent pas, comme si l'amour s'arrêtait un vendredi ou quelque chose comme ça ?
Les amours du vendredi soir, ne dure qu'un soir, c'est vrai. Mais je n'en veux pas !
D'autres ne veulent qu'eux après avoir vécu trop de dimanches...?
Peut-être.
Leurs dimanches ne devaient pas ressembler aux nôtres.

Moi je veux plonger dans cette éternité paresseuse; et pas dans une aventure.


Le dimanche avait la peau douce.
Nous étions ce mélange sucré-salé dans la journée,
Nous étions ce mélange aigre-doux, le soir car le lundi arrivait.

Nos dimanches étaient un baiser dans ma nuque, une morsure dans ton cou.
Nos folles amours du dimanche.
Tu t'en souviens ?

Le Dimanche, était devenu un sentiment.
Il était une éternité paresseuse.
Il n'est plus rien.




06/11/2016

Mourir d'aimer


Du bonheur il ne reste quasiment rien.
Mon monde est abîmé, sauvagement abîmé.

A force de malentendus, je suis devenue malentendante.

Je n'entends plus rien.
Et je ne rêve pas d'être entendue.
Je rêve d'être retrouvée.

Qui osera, qui sera assez grand pour déployer un nouveau monde ?
Qui viendra, à voix perdue, rompre le silence qui me tient prisonnière ?
A coeur battant, qui viendra peupler mon insomnie ?


Où est ce trop plein d'amour qui déborde de souvenirs, d'émotions, ... de tout mon corps ?
Je veux encore mourir d'aimer.


... J'ai cueilli la folie.

Je lui chuchote des mots.
Il m'enivre de sa voix.
Des mots vrais, puis des regards qui se mentent.
Qu'importe.
Des mots pour vivre et des regards perchés pour s'aimer. Encore un peu.
Au-delà des mots, des sentiments, existe-t-il réellement quelqu'un à même de m'entendre, moi la malentendante ?

Je n'entends que l'écho du silence.

Assise face à lui, il m'écoutait avec ses yeux tandis que je le regardais avec mon coeur.
Je veux encore mourir d'aimer.

Je prends un café et je regarde par la fenêtre le soleil réchauffer la terre après la pluie.


Mourir d'aimer.




19/10/2016

Fatiguée de la vie



Vous me connaissez souriante et même forte.
Je suis forte. Si vous saviez tout ce que j'ai déjà enduré au cours de ma petite vie.
J'ai connu le vide, le manque, le corps médical, l'absence, la cyclothymie, la douleur, la boulimie, la dépendance, les thérapies...
Je vous assure que je suis forte.
Mais à force de se blinder, de prendre sur soi, d'avancer par la seule force de l'amour qui me lie à mon fils,
le corps tombe,
le coeur explose,
l'esprit pleure !
Alors oui je pleure car je suis fatiguée de subir. Je pleure car
 la vie ne me fait pas de cadeau depuis longtemps.
Je suis fatiguée de la vie.

Et pendant ce temps, un autre m'écoute et me tend la main.
Pendant ce temps, lui est là alors que je ne lui promets rien.
Et l'autre, que j'aime, m'a laissé tomber.
Il n'est plus là.
Je suis fatiguée de la vie.

Je suis fatiguée de la vie.


17/10/2016

La fin


Quand un jour, tôt ou tard, il faut qu'on disparaisse.
Quand on a plus ou moins vécu, souffert, aimé.
Il ne reste de soi que les enfants qu'on laisse.
Et le champ de l'effort où l'on aura semé.