30/07/2017

Infiniment moi

Avec toi, je serai moi.
Je serai, je le sais, infiniment moi.

Quand le jour viendra, ce jour où tu me trouveras, je sais que tu comprendras.

Je serai, je le sais, infiniment moi.
Je serai ce moi que tu n'attendais pas.
Je serai ce moi que tu vois à travers toi.
Et je sais que ce sera toi.

Face à ce miroir, année après année nous nous sourirons.
Ô Dieu que nous nous aimerons !


Infiniment toi en moi.











Bon ok !










27/07/2017

Elisabeth n'était plus

Vivre ou la pyramide de Maslow revisitée.

Voilà à quoi je suis exposée depuis quelques semaines.
J'y travaille en tous cas.

1. Survie

C'est bien dit. Je survis, enfin, sur le plan primitif de la chose, c'est le cas.
Je respire, je mange, je bois, je dors.
Je dors seule.
Un fossé s'est creusé sur le flanc du lit où il dormait. Enfin, non, depuis qu'il est parti j'ai repris ma place.

- Peut-être n'auriez-dû-vous jamais la lui laisser ?
- Est-ce pour cette raison que je dors seule à ce jour, docteur ?

Il sourit.
J'aime pas quand il sourit en fait. Je ne sais pas ce qu'il sous entend.
Je crois que les hommes sont d'ailleurs trop souvent plein de sous-entendus.


2. Sécurité

La sécurité ou comment survivre ?

Bien-sûr que je ne me sens pas en sécurité. Regardez dans quel monde nous vivons.
Longtemps, j'ai eu peur d'apprendre à conduire.
Peur que mes parents ne m'aiment plus suite à certains de mes choix.
On se trompe tellement, hein ?
On se met tellement de barrières.
J'ai peur d'une soudaine injustice, de finir emprisonner.
J'ai peur de perdre ce que j'ai de plus précieux.

Ses yeux brillent, il lève son stylo de la feuille.

Oui, le plus précieux, vous savez que je me réfère à mon fils.

J'ai peur d'une maladie grave.

J'ai peur que ma solitude devienne mon pire cauchemar alors qu'elle est depuis toujours ma meilleure amie.

- Avec parcimonie, Elisabeth, avec parcimonie la solitude.

Je ris.
J'aime être seule, dans ma bulle.

Et puis, la peur de tout perdre comme il y a peu. La sécurité de l'emploi.
On a fait le tour de la question depuis avril.
Je me sens mieux, docteur. Je fais tout pour réussir à décrocher ce diplôme et passer enfin à autre chose. Passer dans "La cour des grands" comme vous dites. D'ailleurs, quand vous en parlez dans ces termes,  cela signifie-t-il pour vous que je suis immature ?  Femme enfant ?

- Nous sommes tous de grands enfants Elisabeth.
Il cherche mon regard.

Il reprend:

- Quand nous sommes longuement fragilisé, il est normal d'être plus vulnérable, plus sensible, souvent même plus faible. Mais nous sommes plus solides qu'il n'y parait.
Je vois en vous une louve, une mère nourricière et protectrice mais aussi une femme saine d'esprit, vive et intelligente. Vous n'avez rien à regretter de la vie.
Il viendra, tôt ou tard vous serrez dans les bras et vous l'aimerez des milliers de fois plus que ce fameux Olivier, je vous assure.

Il me cligne l'oeil.

Je me redresse dans mon fauteuil soudainement.
Il venait de prononcer son nom.

- Je pense parfois encore à lui, vous savez.
Mais j'ai bien compris qu'il ne me méritait pas. Nos dernières séances ont fait leur chemin et l'hypnose aussi.
Je l'ai même bousculé la dernière fois que nous nous sommes retrouvés et tout s'est passé comme je m'y attendais; et comme vous l'aviez supposé.

Je prends toujours beaucoup de plaisir à la revoir (c'est énervant), je ne l'oublierai sans doute jamais mais il faudra bien que nos chemins se séparent un jour.

- Vous êtes une jolie femme, profitez de la vie sans vous faire trop de mal.
- Non, ça, je ne le permettrai plus.


3. Appartenance

Longtemps j'ai été la femme d'un seul homme. Dix-sept années pendant lesquelles je n'ai eu d'yeux que pour lui.
Je me suis oubliée. Enfin, je me suis trop effacée.

Un jour, en me réveillant, je me suis trouvée loin de moi.
Ma vie était loin de ressembler à ce que j'aspirais plus jeune.
En fait, en me réveillant comme en me couchant, j'étais dans la vie et dans la peau d'une autre.
Je ne lui appartenais plus.
Je ne m'appartenais plus.
J étais devenue la femme de, la fille de, la mère de, la soeur de, l'amie de...
Elisabeth n'était plus.
Et JE n'existais plus que dans le Larousse.
Seul le mutisme devenait mien.

A présent, je sais ce qu'il s'est passé autant avec mon premier amour qu'avec le dernier.
J'en aurais fait du chemin.
J'en aurais versé des larmes.
... Ma maternité pour seul et unique point commun.

Un grand silence prend place.

- Les hommes ont du mal à faire leur place entre une femme et son enfant pour tant désiré qu'il soit et pour tout l'amour que cet homme vous porte. Une chose est sure Elisabeth, ces hommes qui ont traversé votre vie et transpercé votre coeur ne feront rien de leur vie si ce n'est la gâcher, année après année, idylle après idylle, histoire après histoire.

Un long monologue jaillit.

Mon coeur l'écoute alors que je ne le quitte pas des yeux.
Les seuls mots qui me viennent en tête sont "mais quel gâchis, mon Dieu"...

Mes larmes se déversent.
Il brandit la boîte de mouchoirs.


4. Reconnaissance/ Estime

Je me suis peu à peu retrouvée en tant que femme. Il aura fallu plus d'un an pour m'éclore.

L'envie a pris son temps.

C'est bizarrement à travers le regard et les paroles d'un gay que j'ai retrouvé ma féminité.
- C'est étrange, docteur, non ?
- Pas plus que ça, ça reste un homme, plus sensibilisé par la cause féminine...

Nous avons vécu une belle idylle pendant plusieurs mois, loin des regards.
Il était merveilleusement doux, attentionné, plein de vie.
Il a fait tant de bien à ma vie, vous n'imaginez pas.
Et puis un jour il a voulu me faire un bébé.
Alors.. je suis partie.
Je pouvais pas. Pas à ce moment-là.

- Je vous sens nostalgique. Regrettez-vous votre réaction face à sa demande ?
- Non. C'est juste qu'il a beaucoup compté. Et puisqu'on parle de reconnaissance, d'estime... je suis pleine de reconnaissance envers lui et je lui en ai souvent fait part. C'est important pour moi de verbaliser ces choses-là.

C'est vrai, cet homme-là restera lui aussi à jamais dans ma vie.
Entre ses mains je suis revenue à la vie.
Une nouvelle naissance.
Des sourires.
Des fous-rire.
De la tendresse et de l'amour à foison.
Je me suis envolée.
Après lui je n'ai cessé de papilloner jusqu'à ce matin de janvier où j'ai rencontré qui vous savez.

Je n'ai de toute façon, bien heureusement, jamais fait de mauvaise rencontre.
Toutes ces rencontres m'ont ouverte au monde, à un monde que je ne connaissais pas.
Je n'avais pas de critère spécifique, je ne savais même pas si je plaisais ou même à quel type d'hommes.

Quant au reste, à la vie, à ma famille, à tout ce que j'ai aujourd'hui, je remercie la vie.

- Vous n'êtes donc plus en colère ? Je suis ravie de l'apprendre.
 Vous voyez... même en "déséquilibre"(il reprend mes mots), vous parvenez à vous forger une toute autre opinion de vos expériences passées. Je suis content de vous et pour vous Elisabeth.
La cour des grand est proche.

Il sourit.



5. Réalisation de soi

Voilà. Là je sèche.
J'ai fait des choses, à 39 ans je reprends mes études, j'ai l'impression de déplacer des montagnes d'emmerdes depuis deux ans, de me ramasser... bref !
Un truc important: j'ai fait un enfant dans l'amour et je suis fière de ça. Je suis fière de lui.

Il pose son stylo.

- Vous rendez-vous compte de tout ce que vous avez traversé ?
Je me permets de revenir sur le point antérieur. L'estime de soi.
Ayez plus d'estime pour vous même.
Vous êtes, en fait, devenue la personne dont vous aviez besoin quand vous étiez enfant.

Je pleure. Oui encore.

- La vie est un eternel recommencement.
Et je vous assure que vous êtes loin du cliché de la femme enfant, pour répondre à votre question.
Vous avez été une enfant malmenée et vous avez connu des échecs.
Votre vie a déjà changé.
Rendez-vous compte, à présent c'est moi qui vous tiraille et qui vous fait pleurer.
... "Elisabeth n'était plus." Vous l'avez vous même conjugué au passé, non ?
Bientôt les seules barrières que vous verrez, seront des barrières de corail.



Elisabeth n'était plus.






18/07/2017

Dévorés

Quelque chose s'est passé quand il s'est déshabillé.

Sa peau, son grain, son odeur m'ont enivrée, m'enivrent encore.
Dévoré.
Il m'a embrassé. Je l'ai dévoré.
Je le dévore à l'infini.
Comment me suis-je retrouvée là à absorber son corps ?


« Un bouquin, un film de Woodie Allen, une fille nue sur une plage » disait Goldman.
Je veux bien être cette fille nue sur la plage même si je ne suis pas fan des films de Woodie Allen.

Tu sais ce qui tue l’amour de nos jours, me demande-t-il ?

- Nos hésitations.
  Nos doutes aussi.
  Et par moment, nos tiédeurs.
  (...)

Je plonge, j'ose encore.

Et à l’aube de mes quarante ans...
J’aime sans compter.
Je donne sans retenue.
Je méconnais la limite.
Je ne sais pas encore mentir.
Je ne maîtrise toujours pas mes émotions.
Je ris aux éclats.
Je crie.
Je pleure.
Je tremble tant nous nous sommes dévorés.

26/05/2017

Sweet Life

And suddently, the memory of your red skin.
My Owen...

I'm really happy Eli :D






09/05/2017

Et toucher les étoiles

Les seuls chemins qui valent d’être empruntés sont ceux qui mènent à l’intérieur.

Un chemin pour se perdre
Un chemin pour se retrouver.
Un sourire et taire un "Dieu, que je t'ai aimé".
Et toucher les étoiles.

Et surtout toucher les étoiles.
Les seuls chemins qui valent d’être empruntés sont ceux qui mènent à l’intérieur.





24/03/2017

Toutes ces choses

C'est le vent qui soulève une mèche de cheveux.
C'est un jour qui se lève, un rire au coin des yeux. 
Un salut aux passants qu'on ne reverra plus.
La course d'un enfant qui traverse la rue.
Un peu de bois qui brûle, quelques mots d'un refrain. 
L'horloge qu'on recule quand l'automne revient.
C'est l'éclat d'une rose au milieu du jardin.
La vie c'est toutes ces choses.
Faite de petits rien.
Le départ d'un ami, les saisons qui reviennent. 
C'est une voix dans la nuit qui murmure je t'aime. 

C'est la main que l'on pose au creux d'une autre main. 
La vie c'est toutes ces choses faites de petits rien.

C'est un coeur dessiné au doigt dans la fenêtre.
C'est un rêve brisé, un autre qui va naître.
C'est te dire tous les ans Joyeux Anniversaire. 
C'est un chêne devant la maison du grand-père. 
C'est le goût du bon vin, debout dans la cuisine.
La lumière du matin, les enfants qui dessinent.
C'est le temps qui s’enfuit, c'est l'amour qui s'en va. 
C'est le son de la pluie sur la tôle du toit.

La route que l'on suit, le doute que l'on traîne. 
C'est une voix dans la nuit qui murmure je t'aime. 
Les sourires que l'on lance, les larmes qu'on retient.

La vie c'est toutes ces choses.
Faite de petits riens.

C'est ta voix dans la nuit qui murmure je t'aime. 
La vie c'est quelque chose.
... Quand même...

26/02/2017

Intimité

Vous l'avez aimé.
Si ce n’était pas le cas, vous n'auriez pas tant souffert.
Mais puisque vous n’êtes qu’un être humain avec des émotions variables, vous pourriez avoir tendance à l’aimer de toutes les mauvaises façons.
Une relation saine et heureuse peut se transformer en une relation destructrice si vous la traitez moins bien que la façon dont elle mérite d’être traitée.
Néanmoins, je suppose que vous avez essayé de l’aimer de la bonne manière et que vous y avez mis chaque lueur de conscience dans votre amour pour lui.
Cet état de conscience est ce qui permet à une relation de rester forte.

Je veux que vous vous souveniez de son apparence quand vous l’avez vu pour la première fois.
Représentait-il tout ce que vous désiriez?
Qu’il s’agisse de sa beauté, sa nature, son sens de l’humour ou son indépendance: il y a quelque chose chez lui que vous n’aviez pas trouvé chez quelqu'un d’autre ?
S'il vous a aimé, il vous gardera au plus profond de sa mémoire. Il vous gardera belle, il vous gardera sauvage, il vous gardera complète.
Même maîtresse de votre propre destin, pensez-vous avoir tenu une place importante dans sa vie?
La façon dont on nous traite détermine souvent comment nous nous voyons. Nous pouvons briller ou au contraire nous éteindre.
Dans cette relation d'amour, vous étiez une statue dans ses mains et vous espériez seulement qu’il la manipule avec soin, je me trompe ?
Vous ne vous saviez pas si fragile, Elisabeth mais nous sommes tous sujets à cette fragilité.
L'amour peut détruire, vous avez raison.
Vous aviez déjà été détruite avant et une autre destruction n’était pas ce que vous recherchiez.
Avec lui vous aviez dépassé vos peurs, c'est important dans la vie d'une femme.
Vous aviez surmonté la souffrance d'un assez lourd passé et décidé de donner une autre chance à l’amour.
Et vous lui aviez confié la santé de cette relation et de votre cœur, le regrettez-vous ?

Au moment où vous pensiez le connaître, tout c'est effondré.
Vous pensiez encore avoir des choses à découvrir chez lui, vous viviez tous les jours comme si vous le rencontriez pour la première fois et c'est aussi pour ça que votre relation était si passionnelle et que votre intimité était débordante et captivante.
C'est aussi, sans doute, à cause de ça, que cette pseudo statue s'est brisée.


Il y a quelques semaines encore, vous ne parveniez pas à me parler de ce grand amour, je vous avais donc demandé de m'écrire quelques mots pour m'en parler quand vous seriez prête à le faire.
J'ai lu attentivement votre mail et ces quelques textes que vous avez eu la gentillesse de me transmettre.
Très émouvant...


... Je voulais qu'il soit présent. Rien ne détruit plus que l'absence émotionnelle, que l'absence cérébrale.
On pouvait être assis côte à côte toute la journée et ne pas être vraiment là, mais il aurait pu être très loin et être totalement présent.
Il stimulait mes pensées, mes émotions, tout mon être. Je plongeais dans son âme comme si je plongeais dans l'océan.
J'espère qu'il ne m'a jamais aimée seulement quand la solitude s’emparait de lui car moi je cherchais son amour à chaque instant, pas seulement quand je me sentais rattrapée par mes peurs ou mes incertitudes.
Ses propres souffrances ont détruit une partie de lui, enfin je crois. Et je ne l’aimais pas juste pour qu’il puisse mieux transporter ses bagages émotionnels.
J'aurais souhaité l'aider, qu'on avance ensemble mais il n'a jamais voulu, compris ni même me laissé assez de temps.
Je croyais que son amour et son existence guériraient chaque partie de nous. Je suis trop fleur bleue, vous vous en êtes déjà rendu compte !
A mon sens, seules des actions motivées par l’amour, la compréhension et la patience, importaient.
Et puis je me dis "... s'il m'aimait, avec mes défauts et mes incertitudes, il serait resté."
Il n'a pas souhaité partager ma vie alors que je déshabillais mon âme face à lui.
Il m'a rendue folle, sauvage et libre.

Peut-on parler d'effort ? Je crois qu'il n'aimerait pas le terme. Je crois que je ne l'aime pas non plus. Mais quel que soit l’effort qu'il aurait fait, je sais que j'en aurais fait le double.
Il n'a rien voulu de moi (et de nous !!, ça vous le savez)tandis qu'il ne m'a jamais donné d'exemples concrets.

Voilà Dr., je crois que je l'aimais pour de vrai.
Oui, il m'a détruite mais j'avance, pas vrai ?



Oui Elisabeth, et vous verrez, demain, la vie qui vous attend.
Elle vous tend déjà les bras.




13/02/2017

Bébé d' Octobre

Je vous regarde chaque matin depuis la fenêtre de mon bureau.
Je vous vois délicatement embrasser chaque arbre dans le parc.
Vous avez raison, Elisabeth, de vous imprégner de la nature. La nature est si forte, aussi forte que vous l'êtes.

Votre chemin n'est pas tout tracé. Et vous en prenez conscience au fil du temps.
Vous êtes un être sensible, plus sensible que vous ne pensiez l'être.
Vous êtes un être amoureux et peu de personnes vivent avec autant de force les événements comme vous les avez vécus.
C'est une force et une perte aussi, vous le savez à présent.

Mais ce qui grandit aujourd'hui en vous, sera à jamais représentatif de cet être amoureux que vous êtes, n'est-ce pas ? Et vous avez fait le bon choix, soyez-en rassurée.
Il n'appartient qu'à vous, Elisabeth, de prendre vos décisions et de suivre votre chemin; et pas de les "subir" comme vous le pensiez en arrivant ici.
Bientôt, dans quelques jours, quelques mois, vous récolterez les fruits tant attendus.
Et n'ayez crainte en l'avenir. Et ne culpabilisez pas, d'accord ?


Chaque séance d'hypnose vous aura enseigné un chemin, un état; aura repoussé un être équivoque et , surtout, vous aura mené vers une sérénité que vous attendiez depuis trop longtemps.

Reposez-vous encore. Prenez tout le temps qu'il faudra et regardez-vous, comme vous êtes radieuse, ainsi libérée.
Depuis combien de temps ne vous êtes-vous pas admirée dans un miroir ?
Prenez le temps de le faire. Vous êtes aussi ici pour ça.
Le changement est en vous, le voyez-vous ?
(...)




















C'est en parcourant les vallées de l'Irlande que j'ai compris.



27/11/2016

Et lui et elle





















C'est bientôt Noël. Il évoque le sapin.
Il sanglote: - "l'année dernière on avait dit qu'on le ferait avec Romane et Marie".

Je m'en souviens à peine. Mais c'est vrai, fiston.
Que puis-je te dire pour te consoler ?
Tu es donc aussi nostalgique que moi, mon garçon ?

- A moi aussi elles me manquent fiston. A moi aussi...

Et après ?
Que devrais-je lui dire ?

Il n'a pas voulu de toi.
Et il n'a pas voulu de moi.

C'est bientôt Noël.
Et il y a de ça un an, nous passions nos premiers week-ends à cinq. C'est vrai...

J'aimais cette vie.
Je me bouleversais d'elle.
Et lui, et elle me donnaient des ailes.


Et c'est bientôt Noël.
C'est bientôt Noël, fiston.


20/11/2016

Dimanches lointains

Le Dimanche était devenu un sentiment.
Pour certains, Dimanche est tristesse, chagrin, réflexion.
Pour d'autres, l'espoir de commencer une nouvelle semaine, un peu meilleure.
Mais quel que soit le sentiment ou l'état d'esprit, profiter du dimanche était comme savoir profiter d'un amour serein; s'enrouler sous la couette, s'entrelacer de doux baisers, vivre d'amour et d'eau fraîche, se remplir l'âme d'eux et se regarder; et de quelques pizzas.

Le dimanche est un euphémisme paresseux.
Vous connaissez, vous, quelque chose de plus savoureux que de partager cette paresse à deux ? Ensemble, dans cette éternité paresseuse.
Le dimanche était un euphémisme paresseux.
C'était s'endormir ensemble et se réveiller seule dans le parfum de l'amour parce qu'il nous préparait le café du matin ou le goûter, parce que l'un de nous n'avait pas voulu réveiller l'autre.

Mais ces dimanches ne sont pas connus de tous.

Bien sûr, les aventures semblent toujours belles mais pas pour les dimanches.
Autrefois les baisers se multipliaient tantôt comme une tempête, nébuleuse et sans limites,tantôt comme une pluie d'été.
Délicieuse et charmante.
Imprévisibilité prévisible.

C'est drôle, quand j'évoque cet  euphémisme paresseux du dimanche, les gens ne me comprennent pas, comme si l'amour s'arrêtait un vendredi ou quelque chose comme ça ?
Les amours du vendredi soir, ne dure qu'un soir, c'est vrai. Mais je n'en veux pas !
D'autres ne veulent qu'eux après avoir vécu trop de dimanches...?
Peut-être.
Leurs dimanches ne devaient pas ressembler aux nôtres.

Moi je veux plonger dans cette éternité paresseuse; et pas dans une aventure.


Le dimanche avait la peau douce.
Nous étions ce mélange sucré-salé dans la journée,
Nous étions ce mélange aigre-doux, le soir car le lundi arrivait.

Nos dimanches étaient un baiser dans ma nuque, une morsure dans ton cou.
Nos folles amours du dimanche.
Tu t'en souviens ?

Le Dimanche, était devenu un sentiment.
Il était une éternité paresseuse.
Il n'est plus rien.